Confiance en Soi

March 31, 2018

Le manque de confiance en soi se traduit par la recherche, en l’autre, de l’approbation et l’autorisation d’être, de penser et d’agir. C’est être dans un besoin de reconnaissance de sa valeur. C’est douter alors de ses capacités et projeter sur l’autre un pouvoir de validation. Le manque de confiance en soi se manifeste par des hésitations, la peur d’agir et/ou de (mal) faire, se tétaniser et ne pas aller de l’avant, ne pas s’autoriser, s’empêcher de penser par soi-même, suivre les autres, craindre d’exprimer son avis, ne rien entreprendre, remettre à plus tard, se nier, être dans la peur du jugement, du rejet, effacé, ne pas assumer ses actes, fuir, se méfier, douter, être dans le mutisme ou l’exubérance verbale, attirer l’attention, être dans la provocation, chercher à plaire, être hautain, être très carré, dans le contrôle (de soi et des autres), parler plus fort que les autres, s’imposer, parler à outrance, forcer, diriger, être dans l'action perpétuelle et ne pas savoir se poser,etc.

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La confiance en Soi est un appel, un besoin de se sentir aimé qui vient faire écho à des blessures. Cela peut renvoyer à l’enfance : à un manque affectif qui a empêché l’Être de se construire dans un Amour qui le soutienne et qui lui permette de croire en lui. Ses parents ont ainsi pu le dénigrer, le délaisser, le railler, le violenter (physiquement et/ou psychiquement), l’humilier, ne pas l’écouter, lui imposer une façon de faire et d’agir, le glorifier, le préférer (notamment par rapport à la fratrie), etc. Il n’a pas été accueilli ni aimer pour ce qu’il est. Il a été vu et traité à travers le prisme des blessures de ses parents qui ont projetés sur lui leurs propres souffrances et dysfonctionnements. Il n’a pas été pris en compte ni pousser à se révéler dans sa singularité. Ne voyant pas l’Amour inconditionnel dans ceux qui étaient là pour l’élever, il s’est fracturé et s’est construit en doutant de lui. Il a alors intégré que pour exister il avait besoin du regard de l’autre ; ce qui amène autant de la dépendance que du rejet.

Mais la confiance en soi vient aussi faire écho à la domination et la soumission qui crée des sentiments d’infériorité et de supériorité. L’Être ne peut alors pas avoir confiance en lui s’il subit ou domine, il n’est alors que le reflet d’un mécanisme destructeur. Il est identifié au rôle de soumis ou dominant, il ne se révèle pas et cela l’impacte et le fait réagir.

Cela vient aussi faire résonance à un fonctionnement sociétal qui ne recherche pas la puissance de l’Être mais le pousse à croire qu’il est incapable. La société actuelle ne cherche pas l’émancipation de l’être, elle l’avilie. La confiance en soi n’est pas permise, elle est réprimée. Un Être qui n’a pas confiance en lui est un Être manipulable…

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Lorsque l’Être n’a pas confiance en lui, il cherche en l’autre une réponse, une solution. Il se perd alors dans le faire et/ou dans l’attente. L’Être se recherche à travers l’extérieur et les autres.

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Le défi de la confiance en Soi c’est d’oser s’écouter, se ressentir et sortir de la peur pour pouvoir agir en accord avec sa mélodie. C’est être audacieux et avoir le courage d'oser se « tromper ». C’est comprendre que l’Être est son meilleur guide, conseiller. Il est un maître qui s’ignore. Mais il a aussi à faire attention à son ego qui le manipule et l’amène à se mentir à lui-même et le pousse ainsi dans l'orgueil ou le dénigrement. Les réponses qu’il cherche, la confiance en lui ne sont pas dans sa tête mais dans son Cœur. Il a donc à sortir de ses pensées limitantes dictées par son ego pour suivre ce qui l’inspire de l’intérieur, ses intuitions et ses évidences.

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C’est se sentir suffisamment aimé par soi-même pour pouvoir s’octroyer le droit  d’exister, de faire des « erreurs » (ou pas !), de choisir en fonction de Soi (et tant pis si cela ne convient pas aux autres), d’avoir une pensée propre, sa façon d'agir et sa singularité d'être. Avoir confiance en soi, c'est vouloir s'aventurer à croire en Soi. C'est cultiver sa joie d'être.

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Question primordiale lorsque l’Être souhaite avoir confiance en lui : « En vérité, est ce que je veux changer pour devenir la personne que je suis en réalité ? »

Il y a un certain confort à rester tel quel (même s’il y a des souffrances) car cela apporte des avantages (le connu « rassure »). Si l’Être ôte ses croyances sur lui-même (dans la dévalorisation ou la prétention) qui va-t-il devenir ? Qui va-t-il être ? La réponse est dans l’action d’oser, d’accepter de perdre ses repères, de changer, de sortir des projections extérieures. Au final, la plus grande peur liée à la confiance en soi c’est d’avoir l’audace d’être différent de ce que l’Être est présentement. L’Être s’accroche bien de trop à son image, sa personnalité, la croyance de qui il est, les projections qu’il a de lui ou encore les transferts des autres…

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L’Être est le maître de sa destinée. Il a donc à sortir de ses croyances limitatives sur lui-même pour s’écouter. En écoutant la voix de son cœur, il sort du rejet ou de l’admiration, de la mésestime de soi ou de l’orgueil, il se concentre sur ses inspirations, ses intuitions, ses aspirations. Peu importe le réactionnel des autres qui souvent ne comprennent pas une façon d’agir et de penser différente d'eux, l’Être a à croire en ce qui le pousse de l’intérieur en s’octroyant le droit de prendre son temps, de se chercher, de se trouver, de ne pas être toujours en équilibre, d’être mouvant, de ne pas plaire ou de plaire aux autres, de tester, de changer d’avis, de se leurrer parfois et même de faire des « erreurs », de tomber, de se relever, de retomber encore et de se relever de nouveau, de se perdre, d’être en colère, triste, joyeux d’avoir peur, de ressasser. L’Être peut être tout parce qu’il s’éprouve et se découvre. Il est son propre chemin et il ne peut pas se révéler s'il emprunte celui des autres.

 

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Avoir confiance en soi, c’est sortir du jeu des egos et donc du jugement (individuel mais aussi des autres) qui n’approuve pas la différence, domine ou soumet, contraint, astreint à l'uniformité, attise la dévalorisation comme la prétention et divise les Êtres. Au final, peu importe d'être approuvé ou pas, de réussir ou non, les étiquettes et les règles de bienséance, on ne peut pas être bien dans sa propre vie en s'entravant par de potentielles allégations, critiques ou encensements. L'Être a donc à sortir de ce qui le sépare de lui-même mais aussi des autres : ne rien (s')imposer, ne pas (se) réduire, (se) rejeter, attendre mais plutôt (s')unir, (s')aimer, (s')encourager, oser. Avoir confiance en soi, c'est se prioriser, avoir de l'Amour pour soi, jouer de la désinvolture et s'emplir de joie. Avoir confiance en soi, c'est vivre sa liberté d'être et prendre sa place en assumant sa puissance intérieure. Avoir confiance en soi, c'est se sentir en sécurité dans sa force et se ressentir Âme. Et lorsque l'Être a confiance en lui, il reflète alors son soi profond, rayonne et offre au monde sa quintessence…

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Céline (17/03/18)

https://www.desvaguesalame.com/

 

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