Le préjudice

May 31, 2018

Il y a perception de préjudice, lorsque l’Être se représente comme une victime blessée mais aussi lésée. L’Être pense que l’autre lui à causer du tort et qu’il lui est redevable (consciemment ou non). Son préjudice peut être moral, matériel et/ou corporel (atteinte au niveau financier, dans sa valeur, son intégrité, sa candeur, son physique, etc). L’Être amalgame son statut de victime à une identification au préjudice subi. 

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Qu'est ce que le préjudice ?

 

Cela vient faire écho à la transgression où des énergies ont pris possession de d’autres énergies et les ont ainsi dénaturées et biaisées dans leur évolution. Lorsque l’Être expérimente le préjudice et le rôle de victime, il vient faire écho à cette blessure ancestrale. Peu importe la forme du préjudice (psychique, corporel ou matériel) cela vient résonner avec le fait que la transgression est venue déposséder l’Être d’une partie de lui-même (sa liberté, sa puissance et sa volonté).

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L’Être ne peut se sentir victime que s’il se sent lésé, c’est la condition qui amène alors un lien de subordination séparant ainsi les rôles en victime-oppresseur et dans la soumission-domination.

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Ainsi, en étant atteint, l’Être pense que l’autre a une dette envers lui (et la crée donc) et il cherche à ce qu’il la reconnaisse, lui réattribue ce qu’il lui doit et/ou le dédommage. Il ne peut/veut pas rompre les liens d’attachements puisque le préjudice lui semble réel et légitime. Pardonner est inenvisageable (ou faussé), l’Être s’enferme dans la dette prétendue (en attachant l’autre à lui), s’assimile à un statut de victime préjudiciable et va alors appeler à lui des circonstances similaires. Il va vivre des situations de trahison, de promesses non tenues, d’humiliations, d’abus, de vols, de prêts non remboursés, de choses empruntées non rendues, de sentiments d’injustice, où il se « fait avoir », d’escroqueries, d’attaques corporelles avec séquelles (psychique et/ou physique), d’atteintes à son image et/ou sa renommée, de contraintes, de malversations, etc.

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L’Être attarde alors son intention non pas sur l’atteinte et la blessure même (la cause) mais sur l’impact (la conséquence), il ne voit alors que le détriment et/ou la perte dont il fait l’objet. C’est comme s’il avait été dépossédé de quelque chose. Il se lie alors à l’autre dans une sensation de dommage.

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Ce préjudice est enfermé dans un espace-temps révolu (le passé), s’il perdure dans la réalité c’est un choix de l’Être. Cela peut paraître difficile à comprendre mais si, par exemples, l’Être a été spolié de quelque chose ou qu’il a une séquelle physique suite à une violente attaque, en effet, au présent, cela est toujours manifeste, pour autant ces préjudices ne sont qu’une résultante suite à une atteinte qui, elle, n’est plus.

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Le préjudice est donc une perception créée par les deux parties (le moyen d’atteindre (l’oppresseur) ou d’être atteint (la victime). Le préjudice entraîne des liens d'attachements, la dette karmique et la sensation de blessure.

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A quoi sert le préjudice ?

 

Le préjudice appartient à un ensemble lié à une blessure que l’Être avait à expérimenter. La perception d’être lésé, du préjudice est donc nécessaire pour ressentir la blessure. Mais si l’Être transmute ses blessures et distorsions, il a donc à comprendre que le préjudice n’est qu’un symptôme. Il a donc à accepter d’avoir été lésé et atteint, et non se résigner dans sa souffrance.

Exemples : accepter que ce qui lui a été volé ne lui sera pas rendu ou sa séquelle physique non dédommagée et qu’il n’y a pas besoin d’excuses pour cela.

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Il délaisse alors ses préjudices pour rester concentré sur son réencodage (sinon il fait perdurer le sentiment d’injustice et la blessure qui l’accompagne). Le préjudice n’est plus nécessaire. L’Être va alors  se repositionner afin d’appeler d’autres situations à lui (il sort du statut de victime).

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Que faire du préjudice ?

 

Qui veut se libérer de ses blessures a donc d’abord à repérer le préjudice dont il se sent victime. Il a à comprendre qu’en s’attachant à ce qui semble une injustice, une perte, etc (le dommage), il reste un prisonnier. Une dette prétendue équivaut à une obligation (exigence) de lui rendre ce qui lui a été pris.

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Le déclic pour sortir de la blessure et du préjudice vient souvent d'un sentiment d'oppression très forte ou d'outrages récurrents qui vont « réveiller » l'Être. Ainsi plus il se sent lésé plus il va s’outrager des atteintes subies, de se laisser faire, de la violence supportée et des dommages dont il en pâti. C’est par cette accumulation de souffrances que l’Être peut prendre conscience de son déséquilibre et décider de sortir du mécanisme répétitif dans lequel il est englué. En comprenant et acceptant son mal-être, il va peu à peu se déprogrammer de sa blessure. Lorsqu'il a bien débroussaillé ce qui le paralyse, il se retrouve alors face à face avec le résidu de l’impact, c’est-à-dire le préjudice.

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L’Être a donc à laisser partir ce qu’il appréhende comme un préjudice. Pour ce faire, l’Être a à rompre les liens d’attachements qui l’entrave (voir le texte «  Transmuter les liens d'attachements »), cheminer sur la voie du pardon à la gratitude (voir le texte « transmutation du pardon à la gratitude ») comme de la rédemption (voir le texte «  Rédemption ») pour ne plus voir le préjudice ni l’autre comme une plaie mais comme une opportunité de révélation. L’Être a aussi à reconnaître sa liberté, sa puissance, sa volonté d’être et de faire, pour se réapproprier sa souveraineté. L'Être a à délaisser ses perceptions, de jugement, de perfection, de « bien faire », etc pour être dans la joie du nouveau.

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Le préjudice amène de façon indiscutable à de la création. Ce qui n’est plus est tranché donc n’existe plus. L’Être n’a donc pas à chercher à compenser, à retrouver ce qui est perdu, à remplacer mais à créer. Le préjudice est un cadeau d’innovation. En créant, l'Être se régénère et s’harmonise dans la vie. Le préjudice va amener une renaissance. Le préjudice loin de léser est en réalité une richesse, un « avantage » qui va apporter une capacité supplémentaire chez l’Être et le faire évoluer. C'est par le préjudice, que l'Être délaisse la version obsolète et viciée de lui-même pour laisser apparaître la beauté de son Êtreté...

 

 

Céline (04/18)

https://www.desvaguesalame.com/

 

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